Électorat de Saxe

L'Electorat de Saxe, appelé Kurfüstentum Sachsen en allemand, était une région du Saint-Empire romain germanique, qui a existé de 1356 à 1806.

Electorat de Saxe
Kurfüstentum Sachsen
1356 - 1806
Drapeau Blason
La carte de l'électorat
Informations générales
Capitale Wittenberg
Langue Allemand
Monnaie Thaler
Religion Catholicisme (1356-1527) et Protestantisme (1527-1806)
Démographie et superficie
Superficie  km2
Entités précédentes :
Duché de Saxe-Wittenberg
Entités suivantes :
Royaume de Saxe
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Géographie

Les territoires de l'électorat de Saxe s'étendent sur ce qui est aujourd'hui la Saxe-Anhalt, la Saxe et une petite partie de la Thuringe et de la Basse-Saxe. L'électorat se trouvait dans ce qui est l'actuel Nord-Est de l' Allemagne.

Histoire

La fondation

En 1356, l'empereur Charles IV a promulgué un édit, appelé Bulle d'or de Nuremberg, selon lequel le duc de Saxe-Wittenberg faisait désormais partie des sept électeurs allemands chargés d'élire l'empereur du Saint-Empire. Ainsi, le petit duché de Saxe-Wittenberg, constitué de petites villes au bord de l'Elbe, était élevé au rang d'électorat.

Partage de l'électorat

En 1422, à l'extinction de la famille de Saxe-Wittenberg, l'électorat est donné à la Maison de Wettin, par l'empereur Sigismond Ier. La Maison de Wettin ajouta au territoire déjà existant

plusieurs domaines qu'elle possédait déjà comme: la Marche de Misnie et le Landgraviat de Thuringe. En 1485, lors du traité de Leipzig, l'électeur Ernest et son frère Albert se partagèrent l'électorat en deux: la Saxe électorale ernestine, et le duché de Saxe albertin. C'est ainsi que sont nés les deux branches de la Maison de Wettin: les Ernestins et les Albertins qui se disputeront sans cesse pour le titre d'électeur.

La Réforme protestante

En 1517, le professeur en théologie de l'université de Wittenberg, Martin Luther, débute une protestation contre certaines idées de l'église catholique. Le peuple lui offre son soutien alors que l'empereur ainsi que le pape Léon X l'accusent d'hérésie. En revanche, il est soutenu par l'électeur de Saxe, Frédéric le Sage. Les successeurs de ce dernier, Jean Ier et Jean-Frédéric Ier lui accordent également leur soutien. Malgré la résistance du duc albertin Georges de Saxe, le culte des reliques est interdit en Saxe à partir de 1520 et le catholicisme est banni de l'électorat en 1527. En 1547, suite à la Guerre de Smalkalde et au traité de Wittenberg, Jean-Frédéric est dépossédé de son titre d'électeur qui est donné à son cousin, Maurice, allié des catholiques durant cette guerre.

La Guerre de Trente Ans

En 1618, au début de la Guerre de Trente-Ans, l'électeur Jean-Georges Ier se déclare neutre. En 1619, il refuse de devenir de devenir roi de Bohême, l'un des autres principaux états protestants de l'empire. Malgré sa confession protestante, il s'allie à l'empereur Ferdinand II, certainement dans le but d'éviter un conflit entre la Saxe et l'empire. Il s'opposa à l'empereur et rejoignit l'électeur protestant Frédéric V. Il se joignit à Frédéric pour une courte durée, car il signa la paix de Prague avec l'empereur en 1635. Contraint par les avancées suédoises sur ses terres, il se déclare à nouveau neutre le 27 août 1645.

La fin de l'électorat

En 1806, Napoléon Bonaparte, empereur des français, envahit le Saint-Empire romain germanique et le dissout. L'électorat de Saxe disparaît et ses territoires sont récupérés pour former une nouvelle entité politique: le Royaume de Saxe, plus-tard le Royaume de Prusse.

L'électeur Frédéric-Auguste III, entretenant de bonnes relations avec Napoléon, est couronné premier roi de Saxe le 6 août 1806, sous le nom de Frédéric-Auguste Ier.

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