Ada Lovelace

Ada Lovelace

Ada Byron, comtesse de Lovelace est une dame anglaise née le 10 décembre 1815 à Londres et morte le 27 novembre 1852 dans la même ville. Elle est connue pour avoir réalisé ce qui peut être considéré comme le premier programme informatique, au XIXe siècle.

Son Parcours

Poussée par sa mère passionnée de mathématiques, Ada Byron est formée aux sciences par de nombreux tuteurs ce qui n'était pas fréquent pour les jeunes filles à cette époque.

À 17 ans, elle rencontre Charles Babbage, mathématicien et professeur à l'université de Cambridge. Ada Lovelace est fascinée par les machines qu'il conçoit. Elle y consacrera une grande partie de sa très courte vie. Il dira d'elle : " Cette enchanteresse des nombres a jeté son sort magique autour de la plus abstraite des sciences et l’a saisie avec une force que peu d’intellects masculins - dans notre pays au moins - auraient pu exercer "

Son article historique

Le mathématicien Charles Babbage invente une machine, la machine à différences, permettant de réaliser des calculs élaborés. Une première version, simplifiée, de cette machine est fabriquée en 1822. Au cours d'un salon organisé par Charles Babbage, Ada Lovelace découvre la machine à différences. Ayant d'excellentes capacités en mathématiques, elle en comprend les principes (contrairement à la plupart des visiteurs qui se contentent de regarder).

Charles Babbage confie alors à Ada Lovelace les plans d'une machine encore plus perfectionnée : la machine analytique. Ils travaillent ensemble sur les plans de cette machine, considérée comme l'ancêtre de l'ordinateur moderne.

Fin 1842, on confie à Ada Lovelace la traduction en anglais d'un article (écrit en français) sur les plans de la machine analytique. Une fois l'article traduit, Charles Babbage lui propose d'ajouter aussi des notes personnelles.

Ada Lovelace rédige alors des notes, beaucoup plus détaillées que l'article de base. Dans ces notes, se trouve notamment un algorithme qui sera considéré comme le premier programme informatique au monde, avec la notion de répétitions d'instructions (en informatique, on parle aujourd'hui de boucles). Ada Lovelace pousse donc le potentiel de la machine analytique encore plus loin que Charles Babbage. Elle conçoit que la machine pourra non seulement manipuler des nombres mais aussi des quantités abstraites : des symboles, des lettres, pourquoi pas des notes de musique. En d'autres termes, Ada Lovelace imagine ce qui deviendra l'ordinateur. Ses notes feront par la suite l'objet d'un article en entier.

Malheureusement, la machine analytique ne verra pas le jour du vivant d'Ada Lovelace.

Isolée, elle développe un cancer de l’utérus que ses médecins veulent soigner par de répétitives saignées qui l’épuisent. Elle meurt, ruinée, au même âge que son père le poète Lord Byron, 36 ans.

Il faudra attendre 1930 pour qu'un autre mathématicien, Alan Turing, travaille sur un calculateur capable de manipuler des symboles, et en réalise la fabrication pendant la Seconde Guerre Mondiale.

La reconnaissance de sa découverte

Babbage lui survit, dans un état moral hasardeux et quand il disparaît à son tour, tout le monde a déjà oublié le nom d’Ada Lovelace. Et elle est longtemps restée dans l'oubli jusqu'à ce qu'en 1979, le langage de programmation conçu par l’ingénieur français Jean Ichbiah pour le compte du département de la Défense américain prenne le nom d’Ada, en son hommage.

Le CNRS nommera également en son honneur un de ses supercalculateurs.

Enfin un film dont elle est un des personnages sort en 1997, Conceiving ADA.

Les conséquences de cette découverte

Vingt ans plus tard, les universitaires californien-nes Eugene Kim et Betty Toole signent l’ouvrage de référence, The Enchantress of Number, qui enrichit encore des connaissances sur la vie et l’œuvre d’Ada Lovelace et dénonce aussi la désinformation sur son rôle dans la genèse de l’informatique.

Notes

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