Anaphore

Cet article est à compléter. Il concerne la littérature.
Améliore-le ! (Aide)

Une anaphore est une figure de style en littérature qui consiste à répéter un mot, ou un groupe de mots, en début de phrase (ou de vers). Elle produit en général un effet rythmique et musical pour un poème, et permet aussi d'insister sur une idée.

Etymologie

Le mot "anaphore" vient du grec ancien ἀναφορά / anaphorá qui signifie « reprise, rapport ».[1]

Utilisation

Elle est principalement employée en poésie. Son usage est ancien dans ce genre littéraire : les anaphores étaient déjà utilisées au Moyen-Âge dans les ballades. Christine de Pisan les utilisait ainsi dans ses poèmes[2].

Les hommes politiques emploient également cette figure de style dans leurs discours, comme de nombreux orateurs. L'anaphore est utilisée en rhétorique depuis l'Antiquité.[3]

Exemples

Par exemple, on trouve cette figure de style dans un poème de Paul Éluard, intitulé Liberté :

"Sur mes cahiers d’écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
J’écris ton nom"

Autre anaphore, dans la tragédie Horace de Pierre Corneille:

"Rome, l'unique objet de mon ressentiment !
Rome, à qui, vient ton bras d'immoler mon amant !
Rome, qui ta vu naître, et que ton cœur adore !
Rome enfin, que je hais parce qu'elle t'honore!"

Portail de la littérature  Tous les écrivains et poètes, romans et romanciers, BD et bédéistes…
Cet article est issu de Vikidia. Le texte est sous licence Creative Commons – Attribution – Partage à l’identique. Des conditions supplémentaires peuvent s’appliquer aux fichiers multimédias.