Bertrand du Guesclin


Bertrand du Guesclin est né à La Motte-Broons, en Bretagne vers 1320[1] et est mort à Châteauneuf-de-Randon en Auvergne en 1380. C'est un homme de guerre français. Au XIVe siècle, Du Guesclin, symbole de la lutte contre les Anglais, était très populaire en France.
Enfance
Fils de nobles, Bertrand du Guesclin est élevé par des paysans jusqu’à l'âge de cinq ans. Sa famille le trouvait laid[1]. Il est l'ainé d'une famille de dix enfants mais pourtant c'est le moins aimé. Vers l'âge de six ans, il gagne le respect de sa famille en se mettant en colère et en poussant ses frères pour enfin prendre sa place d'ainé. Sa mère va le punir mais Bertrand renverse alors la lourde table. Grâce à cela, il est enfin considéré comme l'ainé de la famille[2].
Ses premières actions au service du roi de France(1350-1364)
Peu fortuné, il se met au service du roi de France (alors Jean le Bon) vers 1350.
En 1357, il défend la ville de Rennes contre une attaque des alliés des Anglais. En 1360, il commande les armées françaises en Normandie[1]. Pour le compte du roi il bat le rebelle Charles le Mauvais à Cocherel (près d'Évreux) en 1364.
Pendant la guerre de succession de Bretagne, Du Guesclin sert auprès de Charles de Blois, candidat des Français, qui dispute le duché de Bretagne à Jean de Montfort. Il est fait prisonnier à la bataille d'Auray en 1364. Sa rançon est payée par le roi Charles V[1].
L'expédition en Espagne (1366-1369)
En 1366, Du Guesclin reçoit alors la mission d'emmener en Espagne, les mercenaires et routiers sans emploi formant les Grandes compagnies qui dévastaient la France. En Castille il soutient Henri de Trastamare qui combat son frère Pierre le Cruel .
Le prince de Galles, le soutien de Pierre le Cruel, bat Du Guesclin à la bataille de la Najera en 1367. Du Guesclin est à nouveau fait prisonnier en protégeant la fuite de Trastamare, et le prix de sa libération, à nouveau payé par le roi de France, est fixé à 100 000 livres[1].
Il revient et finit par écraser l'armée de Pierre le Cruel à Montiel, dans le sud de la Castille, en mars 1369[1].
Commandant en chef de l'armée du roi de France pendant la Guerre de Cent Ans
Revenu en France, Du Guesclin est nommé connétable, c'est-à-dire commandant en chef de l'armée royale. Le roi de France est alors en guerre contre le roi d'Angleterre. Du Guesclin innove dans la lutte. Il mène une guerre de harcèlement continuel contre les garnissons et les troupes anglaises en déplacement. Il parvient à chasser les Anglais du Poitou, de la Normandie, de la Guyenne et de la Saintonge. Il meurt d'une congestion pulmonaire au siège de Châteauneuf-de-Randon.


