Gérard Collomb

Gérard Collomb en 2013.

Gérard Collomb est un homme politique français du centre, né en 1947 à Chalon-sur-Saône (Bourgogne-Franche-Comté).

D'abord membre du Parti socialiste, il rejoint La République en marche lorsqu'Emmanuel Macron est élu président de la République en 2017.

Idées

Gérard Collomb est défavorable au mariage entre personnes de même sexe. Il est visible sur une photographie, prenant la pose aux côtés d'une famille manifestant contre le projet de loi défendu par Christiane Taubira[1].

En février 2018, Gérard Collomb déclare que la France « n'a plus besoin d'immigration »[2],[3],[4].

Après son départ du gouvernement, il tient plusieurs propos hostiles au processus d'immigration se déroulant en France[5]. Lors de son allocution de départ du ministère, le 3 octobre, il déclare : « Aujourd'hui, c'est la loi du plus fort qui s'impose, des narcotrafiquants, des islamistes radicaux, qui a pris la place de la République »[6].

Carrière politique

Député

Il est élu député en 1981. Il est réélu en 1986, mais en 1988, le président François Mitterrand dissout l'Assemblée nationale : il y a de nouvelles élections législatives. Gérard Collomb perd celle de sa circonscription, battu au second tour.

Sénateur et maire de Lyon

En 1995, il est élu maire du 9e arrondissement de Lyon.

En 1999, il devient sénateur en remplacement de son ami Franck Sérusclat qui a démissionné.

Le 25 mars 2001, il est élu maire de Lyon.

En 2004, il est officiellement élu sénateur.

En 2008, il est réélu maire de Lyon.

En 2014, il est réélu sénateur. La même année, il est pour la troisième fois élu maire de Lyon.

Ministre de l'Intérieur

Le 17 mai 2017, le nouveau président de la République Emmanuel Macron le choisit comme ministre de l'Intérieur. C'est alors le numéro 2 du gouvernement.

Le Monde dénonce « sa volonté de mettre en œuvre une politique répressive en matière migratoire », notamment à Calais et dans le Dunkerquois[7].

En octobre 2017, il défend le projet de loi renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme, dénoncée par Amnesty International, la Ligue des droits de l'Homme, le Défenseur des droits et le Commissaire européen aux droits de l'Homme.

En août 2018, il défend le projet de loi asile et immigration, critiquée par le Défenseur des droits et la Contrôleuse générale des lieux de privation de liberté.

Il démissionne le 3 octobre 2018[8].

Polémique

En 2016, ses indemnités de sénateur sont plafonnées à 4 000 euros par mois du fait de son absentéisme au Sénat[9],[10],[11].

Affaire judiciaire

Le 5 juin 2019, des perquisitions ont lieu à la mairie de Lyon et à son domicile dans le cadre d'une enquête préliminaire ouverte par le Parquet national financier (PNF) en raison de soupçons de détournement de fonds publics[12]. Gérard Collomb est accusé d'avoir fait bénéficier son ex-compagne Meriem Nouri, employée municipale, d'heures supplémentaires injustifiées pendant plus de vingt ans[13].

Sources

Cet article est issu de Vikidia. Le texte est sous licence Creative Commons – Attribution – Partage à l’identique. Des conditions supplémentaires peuvent s’appliquer aux fichiers multimédias.