GIEC

Logo du GIEC (en français).

Le GIEC[note 1] est un organisme mondial qui publie des rapports scientifiques sur l'état du climat. Il doit, sans donner son opinion, rassembler toutes les conclusions scientifiques et techniques sur le réchauffement climatique actuel, à partir de revues et de travaux de recherche. Il doit ensuite faire le tri dans ces informations pour écrire des rapports à l'attention de tous, faisant « état des lieux » sur la question du climat et proposant des solutions.

Le GIEC a été créé en 1988 par l'ONU. En 2021, 195 pays ont participé à son financement.

Publications

Rapports d'évaluation

Le secrétariat du GIEC est dans le bâtiment de l'organisation météorologique mondiale à Genève, en Suisse, lieu où s'est déroulée la première session de séance plénière du GIEC.

Les rapports d'évaluation sont les publications les plus détaillées du GIEC. Écrits en anglais, ils font entre 2 000 et 3 000 pages, car ils s'appuient sur des milliers d'études et prennent en compte plusieurs dizaines de milliers de commentaires[1]. Ils sont considérés comme des sources de référence au sujet du réchauffement climatique actuel. Les rapports doivent être approuvés par les pays-membres du GIEC, lors de réunions qui ont lieu une ou deux fois par an[1].

Le GIEC a publié six rapports d'évaluation complets :

  • le premier en 1990 ;
  • le deuxième en 1996 ;
  • le troisième en 2001 ;
  • le quatrième en 2007 ;
  • le cinquième en 2014 ;
  • le sixième en 2022.

Chaque rapport est en trois parties. Ces parties correspondent à la contribution de chacun des trois groupes de travail :

  • le groupe n° 1 étudie les aspects scientifiques du réchauffement climatique ;
  • le groupe n° 2 étudie les conséquences du réchauffement climatique ainsi que la vulnérabilité et l'adaptation à celui-ci, pour les systèmes socio-économiques comme pour les systèmes naturels ;
  • le groupe n° 3 étudie les solutions pour atténuer le réchauffement climatique.

La première partie du sixième rapport est parue durant l'été 2021[2], et les deux parties suivantes en 2022. La première partie de ce 6e rapport confirme que le réchauffement climatique est causé au moins en partie par les activités humaines[3].

Rapports spéciaux

Le GIEC produit aussi des rapports spéciaux, qui se focalisent sur une thématique particulière ou visent à répondre à une question précise.

Pour l'instant, le GIEC en a publié 14 :

  • 1994 : IPCC Technical Guidelines for Assessing Climate Change Impacts and Adaptations[note 2]
  • 1994 : Climate Change 1994: Radiative Forcing of Climate Change and An Evaluation of the IPCC IS92 Emission Scenarios[note 2]
  • 1997 : Incidences de l'évolution du climat dans les régions : Évaluation de la vulnérabilité
  • 1999 : L'aviation et l'atmosphère planétaire
  • 2000 : Les scénarios d'émissions
  • 2000 : Questions méthodologiques et technologiques dans le transfert de technologie
  • 2000 : L'utilisation des terres, le changement d'affectation des terres et la foresterie
  • 2005 : Piégeage et stockage du dioxyde de carbone
  • 2005 : Préservation de la couche d'ozone et du système climatique planétaire : Questions relatives aux hydrofluorocarbures et aux hydrocarbures perfluorés
  • 2011 : Sources d'énergie renouvelable et atténuation du changement climatique
  • 2012 : Gestion des risques de catastrophes et de phénomènes extrêmes pour les besoins de l'adaptation au changement climatique
  • 2018 : Réchauffement planétaire de 1,5 °C
  • 2019 : Changement climatique et terres émergées
  • 2019 : Les océans et la cryosphère dans un monde dont le climat change

Autres documents

Le GIEC publie aussi des documents techniques et méthodologiques, par exemple, expliquant les méthodes pour limiter les émissions de gaz à effet de serre.

Récompense

En 2007, le prix Nobel de la paix a été conjointement attribué au GIEC et à l'ancien vice-président des États-Unis d'Amérique Al Gore[4],[5], l'année qui suivit la diffusion du film Une vérité qui dérange, documentaire présentant les effets dramatiques du réchauffement climatique sur la planète.

Notes

  1. Cet acronyme doit être prononcé jièque. Il signifie : « Groupe d'expertise et de conseil intergouvernemental sur l'évolution du climat ».
  2. 1 2 Ces rapports n'ont pas été traduits en français.

Sources

  1. 1 2 Comprendre le GIEC, sur le site du Ministère français de l'Écologie, 29 juin 2022
  2. Glossaire du Courrier international n° 1617 (octobre 2021), p. 14
  3. Rapport du Giec sur le climat : un constat alarmant, sur vie-publique.fr, 10 août 2021
  4. Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) et Albert Arnold (Al) Gore Jr.- Prix Nobel de la paix 2007, 10 décembre 2007, sur le site des Nations unies
  5. Manon-Nour Tannous et Xavier Pacreau, Qu'est-ce que le GIEC ? (fiche thématique issue de l'ouvrage Les relations internationales), 22 septembre 2020, sur vie-publique.fr
Source : cette page a été partiellement adaptée de la page Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat de Wikipédia.

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