Kim Jong-un

Kim Jong-un
Kim en 2019
Fonctions
Dirigeant suprême de la République populaire démocratique de Corée
17 décembre 2011
Ministre Kim Tok-hun

Kim Jae-ryong

Pak Pong-ju

Choe Yong-rim
Prédécesseur Kim Jong-il
Président de la Commission des affaires de l'État
29 juin 2016
Vice-président Choe Ryong-hae

Pak Pong-ju

Hwang Pyong-so
Prédécesseur Choe Ryong-hae
Secrétaire général du Parti du travail de Corée
11 janvier 2021
Prédécesseur Kim Jong-il
Député de l'Assemblée populaire suprême
9 avril 2014-10 mars 2019
Élection 9 mars 2014
Président du Comité de la défense nationale
13 avril 2012 – 29 juin 2016
Prédécesseur Kim Jong-il
Président du Parti du travail de Corée
9 mai 2016 – 11 janvier 2021
Prédécesseur Kim Il-sung
Premier secrétaire du Parti du travail de Corée
11 avril 2012 – 9 mai 2016
Prédécesseur Kim Jong-il
Biographie
Date de naissance 8 janvier 1983 (40 ans)
Lieu de naissance Pyongyang (Corée du Nord
Nationalité Nord-Coréenne
Parti politique Parti du travail de Corée
Profession Militaire
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Kim Jong-un ou Kim Jong-eun (en coréen : 김정은 en hangeul et 金正恩 en hanja) est un homme d'État communiste nord-coréen né le 8 janvier 1984 à Pyongyang. Son père est Kim Jong-il, le précédent chef d’État de la Corée du Nord de 1994 à 2011.

C'est l'actuel dirigeant du pays depuis 2011. Officiellement, il a le titre de « Dirigeant suprême », il est aussi Président du parti unique, et de l'assemblée populaire, et chef des armées. Réunissant une grande partie des pouvoirs entre ses mains, Kim Jong-un incarne un pouvoir autoritaire, tout comme ont pu le faire son père et son grand-père (Kim Il-sung) avant lui. Sa sœur Kim Yo-jong, qui s'occupe de l'organisation de tous ses voyages et apparitions publiques, est l'une de ses plus proches conseillères et est envisagée comme un successeur potentiel.

Après de nombreuses spéculations sur son état de santé en avril 2020, un média américain ayant même annoncé sa mort, Kim Jong-un réapparaît en public le 2 mai 2020[1].

Enfance et adolescence

Kim Jong-un a étudié en Suisse sous le nom de Pak-Un (plus précisément à Libefeld, canton de Berne)[2] où il a été à l'école et a vécu comme un européen. Il était cependant placé sous surveillance et n'était pas totalement libre de ses actions.

Politique

En 2010 il devient le vice-président du Comité de la défense nationale et est nommé successeur officiel de Kim Jong-il en cas de décès.

En 2011, il devient officiellement le président du Parti du travail de Corée (le parti unique en Corée du Nord), chef de l'Armée populaire de Corée et le président de la Commission des affaires de l'État.

C'est le troisième représentant de la « dynastie Kim » (après Kim Il-sung et Kim Jong-il) au pouvoir depuis 1948).

Kim Jong-un perpétue ainsi la continuité de la première dynastie communiste de l'histoire.

Après sa prise de pouvoir, il affirme vouloir apaiser les tensions avec la Corée du Sud[3] et les États-Unis. Cependant, le pays mène de nombreux essais nucléaires par la suite[4] et Kim Jong-un menacera les États-Unis[5], le Japon et la Corée du Sud d'une guerre nucléaire. Son action politique vise deux choses, développer économiquement le pays tout en essayant d'obtenir l'arme nucléaire. En effet, avant, les dépenses militaires de recherche sur le nucléaire, coûteuses, avaient ralenti l'économie du pays. Pour autant, la course à l'arme nucléaire reste l'une des priorités du régime, qui compte sur la politique de l’Équilibre de la terreur pour s'imposer sur la scène internationale.

Le parc d'attraction de Mangyongdae

Avec l'élection de Donald Trump, les tensions avec les États-Unis ont augmenté. Les échanges ont alors été assez violents entre les deux dirigeants[6].

D'après les informations que l'on arrive à obtenir, la Corée du Nord étant l'un des derniers pays fermés et dont les informations sont très filtrées, la Corée du Nord change sous la direction de Kim Jong-un. Une classe moyenne semble se développer, et avec elle le développement des loisirs[7]. Pour autant, une ouverture du régime, l'un des plus répressifs du monde, n'est pas d'actualité. La Corée du Nord continue de compter des camps pour ses prisonniers politiques[8], et toute expression politique critique du régime entraîne répression, quand ce n'est pas tout simplement la mort en camp de travail.

En avril 2020, des médias étrangers remarquent une absence inhabituelle de Kim Jong-un, en particulier le jour de l'anniversaire de son grand-père Kim Il-sung, ce qui donne lieu à de nombreuses spéculations sur son état de santé, certains allant même jusqu'à annoncer la mort du dirigeant nord-coréen. Selon le média sud-coréen Daily NK tenu par des transfuges nord-coréens, Kim Jong-un aurait subi une opération cardiaque. Le gouvernement sud-coréen « n'a constaté aucun mouvement particulier »[9],[10]. Selon le Dong-a Ilbo, l'un des trois plus importants quotidiens de Corée du Sud, Kim Jong-un aurait été observé par des images satellites à Wonsan en train de marcher sans aide et se serait éloigné de Pyongyang après des cas de COVID-19 parmi plusieurs personnalités de haut rang[11].

« Il a été identifié que Kim Jong-un avait séjourné à Wonsan pendant toute la semaine dernière. Il a été vu marcher seul entre le 15 et le 20 avril. [...] Comme certains des hauts fonctionnaires de Kim Jong-un ont contracté le COVID-19, Kim Jong-un semble avoir quitté Pyongyang, qui a une forte densité de population, à titre préventif. »

 Un responsable du gouvernement américain[11]

Kim Jong-un réapparaît en public le 2 mai 2020[1].

Sources

Vikiliens

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